À l’origine, un couple de passionnés
Cet incroyable butin ne serait sans doute jamais sorti de terre sans Sylvie et Éric Monceret. Elle, professeure d’histoire-géographie en collège, lui, chargé de projet chez Enedis, mais aussi et surtout indéboulonnables passionnés de géologie. Pour Sylvie, c’est une affaire de famille. Tout juste née, elle accompagnait déjà ses parents à la recherche de minéraux et fossiles du côté de Narbonne et ne s’en est, depuis, jamais passé.
C’est ainsi tout naturellement qu’à leur rencontre, l’adolescence à peine consumée, Éric et Sylvie se mettent en quête de collectes simples, d’abord, puis, de fil en aiguille, affinent leurs connaissances grâce à l’oeil et l’expérience d’amateurs et scientifiques confirmés. Ainsi, depuis plus de 30 ans, le couple consacre la majeure partie de son temps libre aux explorations.
À travers leur travail, « ils s’inscrivent dans une longue tradition de la géologie et de la paléontologie en Montagne Noire, perpétuée par des passionnés « non académiques ». Tous ont très largement contribué, en collaboration étroite avec le milieu universitaire, à l’accroissement des connaissances », précise Bertrand Lefebvre, chercheur CNRS au Laboratoire de géologie de Lyon, en charge de l’étude du gisement parue dans Nature Ecology & Evolution ce 9 février.
Un site similaire au Maroc
En 2018, le couple repère plusieurs fossiles « en forme de vers », dans des zones peu documentées jusqu’alors car moins accessibles, mais n’y portent qu’une attention partielle. Dans le même temps, Éric est invité à rejoindre l’équipe de chercheurs du CNRS au Maroc, sur les sites à préservation exceptionnelle de la Formation des Fezouata, datant, eux aussi, de 470 millions d’années. Là-bas, son oeil se forme, devient plus affuté. Pendant ce temps, dans la maison à Carcassonne, les fossiles continuer de s’accumuler.
« Au bout de…
La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: Juliette Boffy

