La France autorise l’interception en mer, contrairement au droit de la mer et au droit à la vie. Les milices fascistes anglaises appellent à harceler les exilé·es.
Les frontières tuent. L’indifférence aussi. Alors que la mort de Renee Good ou Alex Pretti a fait, à juste titre, la Une de tous les journaux, celle de 380 personnes semble passer inaperçue. Tout comme le durcissement du harcèlement dont font l’objet les personnes migrantes, de la part de l’État ou de l’extrême droite.
380 personnes disparues lors d’une tempête en Méditerranée
Du 19 au 21 janvier, la tempête Harry balayait la Méditerranée, créant des vagues de près de 16 mètres. C’est dans cette mer dangereuse que se sont élancées au moins 8 embarcations depuis la Tunisie. Elles ne sont jamais arrivées à destination. Au moins 380 personnes se trouvaient à bord. Samedi 24 janvier, un seul homme a été retrouvé vivant, dérivant dans une embarcation au large de la Tunisie. Il a été recueilli par un navire marchand et amené à Malte, selon le site Infomigrants. « Nous étions 51 à bord. Partis de Sfax, nous avons été à la merci de vagues gigantesques pendant 24 heures, puis nous avons chaviré. Je me suis retrouvé seul » a t-il déclaré au journal italien L’Indipendente.
Le 22 janvier dernier déjà, deux jumelles de un an, originaires de Guinée, ont perdu la vie en mer Méditerranée, ainsi qu’un homme. Au mois de décembre, ce sont 116 personnes qui perdaient la vie dans une embarcation. Un seul survivant avait été repêché.
Depuis 2024, 33.000 personnes sont mortes ou disparues en mer. La Méditerranée est la route de migration la plus dangereuse du monde. Femmes, hommes, enfants, assassiné·es dans l’indifférence générale. La hiérarchisation des vies humaines fait qu’aucun de ces visages ne fera la Une des médias.
La fin du droit à la vie en mer ?
La traversée en mer est rendue d’autant…
Auteur: B

