Dans l’industrie, les actions antimilitaristes se poursuivent


Chaque 21 septembre, c’est la «journée internationale pour la paix». Et c’est peu dire que cette date est oubliée en France. Les discours guerriers sont omniprésents dans tous les médias sans aucun contre discours, les budgets de l’armement explosent, les mobilisations populaires contre le militarisme peinent à exister dans le débat. Pourtant les actions existent, la preuve au Mans et à Saint-Nazaire.


Contre les drones militaires

Signe des temps, les usines automobiles Renault sont en train de transformer une partie de leurs chaînes de production vers l’armement. C’est un présage inquiétant, la firme Renault s’était déjà massivement enrichie grâce aux deux guerres mondiales, et est donc à nouveau en train de basculer du secteur civil vers le secteur militaire.

C’est l’usine du Mans qui a été choisie pour un projet piloté par la Direction Générale de l’Armement : l’assemblage de drones militaires sur les chaines de montage qui étaient jusqu’ici réservées aux voitures. Contre cette transformation, la CGT Renault Le Mans organisait un débrayage le 21 septembre devant l’usine, proclamant : «Non à l’économie de guerre».

C’est un premier geste significatif, car il résiste au chantage à l’emploi, brandi par les patrons pour justifier tous les projets mortifères. Le syndicat revendique de son côté «une industrie utile aux populations et la paix». Thomas Vincent, salarié interrogé dans la presse locale, explique que «si on a besoin de diversifier nos activités, il faut rester dans le domaine de la mobilité». Le délégué syndical Rachid Karroumi résume la situation : «Au nom du fric, plus d’éthique» et déclare «On ne veut pas choisir entre emploi et conviction».

Le projet d’assemblage de drones doit entrer en fonction en 2027. Et les médias dominants attaquent violemment cette mobilisation courageuse, en tentant de dénigrer les syndicalistes. Certains…

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Auteur: B