Chez eux, c’est déjà gagné. Ils sont une trentaine, électeurs et militants de circonscriptions parisiennes déjà acquises au Nouveau Front populaire à s’être donnés rendez-vous, sur les coups de 14 heures à Gare du Nord : Paris, direction Creil. Là-bas, dans la troisième circonscription de l’Oise, tout reste à jouer. Le candidat du NFP, Amadou Ka, est arrivé en deuxième position. Face à lui, Alexandre Sabatou, député sortant du Rassemblement national, compte 5 000 voix d’avance après le premier tour. Un retard important que les militants du jour espèrent combler avec une mobilisation massive durant l’entre-deux tours.
Dans cette circonscription, la dualité entre ville et campagne est exacerbée. Si Amadou Ka a fait le plein de voix (67,3 %) à Creil, la ville dont il est originaire, il n’a convaincu que très peu d’électeurs dans les campagnes environnantes. « Aujourd’hui, on va s’attaquer à ces zones », souligne, au groupe de militants, Léo, un des organisateurs de ce « convoi de la victoire ». « Avant le premier tour, on a super bien mobilisé les quartiers populaires, on s’est concentré sur les villes, on n’a pas encore mis les pieds dans ces petits villages. C’est l’heure d’y aller », poursuit-il.
En quelques dizaines de minutes, devant le Relay de la gare, les grands enjeux de la circonscription sont expliqués. Désert médical, fermeture de classes, la consigne est donnée d’axer le discours sur ce que contient le programme du Nouveau Front populaire sur la question des services publics.
Cibles du jour : deux petites bourgades
Parmi la trentaine de personnes présentes, rares sont les militants aguerris. « Je vends des fruits et légumes. En ce moment, j’ai une période de chômage donc je fais tout pour que le RN ne passe pas », raconte Jérémie, la petite trentaine, qui milite seulement…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

