mpactéUne route détruit 46 espèces protégées
Tout commence en 2020, lorsque le maire de Pont-Sainte-Maxence, Arnaud Dumontier, annonce vouloir construire une route, sur une parcelle de 2,4 hectares du massif forestier d’Halatte, qui permettrait de désenclaver le quartier prioritaire des Terriers.
Selon le magistrat, ces travaux avaient pour but de faciliter le temps d’intervention pour les secours et d’améliorer l’insertion économique et sociale des habitants. La consultation publique, cependant, rend un avis largement défavorable à une telle construction, d’autant que le terrain visé abrite une exceptionnelle biodiversité.
Au total, 46 espèces protégées, animales et végétales, ainsi que des arbres centenaires, y sont répertoriés. Les écureuils roux, notamment, mais aussi le pic noir, des chauve-souris ou de nombreux amphibiens.
Il n’en fallut pas plus pour que les citoyens et associations de défense de l’environnement, pris sous l’aile de la LPO de l’Oise, se mobilisent pour empêcher le début des travaux d’un projet qu’ils jugeaient absurde.
« Les habitants proposaient d’autres solutions. Par exemple, l’augmentation des fréquences de bus, qui leur permettraient d’accéder plus facilement au centre-ville, ou l’élargissement de la voie actuelle. Mais certainement pas construire une deuxième route », explique Olivier Robert, délégué de la LPO de l’Oise, pour La Relève et la Peste.
Crédit : LPO Oise
Un arrêté pris en urgence
La Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) estimait elle aussi, dans un rapport rendu en 2020, que « les moyens pour rétablir des continuités écologiques sont insuffisamment décrits et les mesures pour compenser les conséquences de la rupture du corridor sont à approfondir ».
Bien qu’elle constate par ailleurs « que les impacts du projet sur les milieux et la biodiversité sont importants », rien n’y fait. Le maire dépose une…
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Auteur: Juliette Boffy

