« Les vachounes ! Où êtes-vous ? », crie Perrine Delaunay en parcourant les champs qui entourent la ferme du Mont-Hardy, afin que les bêtes soient aussi sur la photo. Après de longs mois de pluie et de froid, les 70 vaches laitières ont retrouvé le chemin des prairies. Dès qu’elles aperçoivent Perrine, elles s’approchent, sereines. À 26 ans, elle est associée du Gaec (groupement agricole d’exploitation en commun) depuis un an, où elle a repris « l’atelier lait ».
C’est principalement pour les vaches que j’ai choisi cette voie !
P. Delaunay
« C’est principalement pour les vaches que j’ai choisi cette voie ! Même si j’ai grandi à la ferme, et que j’avais ma mini-ferme quand j’étais enfant, je ne me suis pas intéressée au métier avant l’âge de 20 ans. D’ailleurs, c’est ma meilleure copine, qui venait ici en remplacement, qui m’a appris à traire ! », lance-t-elle, avec un rire franc. Quand on lui demande de nous décrire l’exploitation, elle ne réduit pas l’activité aux nombres d’hectares et aux litres de lait produits. Elle parle des animaux, de leurs noms, et notamment des veaux dont elle a du mal à se séparer.
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Dans cette ferme bio en élevage laitier et porcin, située à Saint-Hilaire-de-Briouze, dans l’Orne, le sujet de sa reprise est présent dans les esprits depuis plusieurs années : l’un des trois associés est parti à la retraite en 2024, le deuxième a revendu ses parts mais reste salarié, et le troisième, Gilles Delaunay, pourrait en théorie prendre sa retraite en 2026. Les problématiques qui touchent le monde agricole dans son ensemble n’épargnent pas la Normandie : difficultés à renouveler les…
Auteur: Vanina Delmas

