L’ESSENTIEL
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La collecte de nos déchets organiques (biodéchets), généralisée en France depuis 2024, est une avancée louable.
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Dans la pratique, son efficacité est limitée par des confusions dans le tri : la présence de certains plastiques considérés à tort comme étant compatibles avec la méthanisation freine les processus de valorisation.
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Des recherches se penchent sur la conception de matériaux compatibles à la fois avec les imperfections de la collecte et les procédés de traitement.
Épluchures, marc de café, pain rassis, restes de repas, herbe de tonte, branches mortes, tailles de jardin… nos poubelles regorgent de matières organiques que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de biodéchets. Depuis 2024, la France a généralisé leur tri à la source pour les détourner de l’incinération et les valoriser, en les transformant en ressources utiles.
Sur les centaines de millions de tonnes de déchets que la France produit chaque année, tous flux confondus, les biodéchets représentent en effet près d’un tiers, soit plusieurs millions de tonnes. Une grande partie de ces biodéchets étant constituée d’eau et de carbone, les brûler présente en effet un intérêt limité.
Les collecter séparément est, en revanche, une manière rationnelle de les valoriser. Selon les territoires, plusieurs solutions coexistent : compostage de proximité, collecte en porte-à-porte ou apport volontaire dans des bornes dédiées… L’objectif est toujours le même : transformer nos restes de cuisine et déchets verts en compost utile aux sols ou en énergie renouvelable grâce à la méthanisation.
Cette évolution constitue une bonne nouvelle pour le climat et l’économie circulaire, mais sa mise en œuvre pratique reste parfois laborieuse. Parmi les difficultés rencontrées figure la présence persistante de déchets plastiques dans les bacs à biodéchets.
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Auteur: Victorien Jeux, Enseignant chercheur en chimie des (bio)polymères, UniLaSalle
