Jeudi, le bureau de l’ONU chargé des questions humanitaires a rapporté que des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) auraient ouvert le feu, mardi et mercredi, contre l’hôpital saoudien d’El Fasher et une mosquée locale, où des familles déplacées avaient trouvé refuge.
Sur le réseau social , le bureau a « condamné fermement » cet incident, ainsi que d’autres attaques récentes perpétrées par les FSR dans cette ville stratégique, dernier bastion encore sous le contrôle des forces gouvernementales dans cette région vaste comme la France, en proie depuis l’an dernier à la famine.
Désormais gravement endommagé, l’hôpital visé était le dernier établissement de santé encore fonctionnel à El Facher, où des centaines de milliers de résidents sont encerclés depuis plus d’un an par les paramilitaires. « Les civils ne devraient jamais être pris pour cible », a déploré le bureau des affaires humanitaires. « Nous nous faisons une nouvelle fois l’écho de l’appel lancé par le Secrétaire général des Nations Unies en faveur d’une cessation immédiate des hostilités ».
Sur place, les habitants pris au piège décrivent une ville épuisée, coupée de toute aide humanitaire, où le moindre déplacement peut être fatal.
La maternité touché trois fois en une semaine
Selon l’ UNFPA, l’agence onusienne pour la santé reproductive, l’attaque de mardi contre l’hôpital saoudien a notamment visé le service de maternité, tuant une douzaine de personnes et blessant de nombreuses autres, parmi lesquelles des patientes et du personnel soignant.
Il s’agissait de la troisième attaque contre la seule maternité de la ville en une semaine. L’UNFPA a rappelé que les hôpitaux, le personnel de santé et les patients doivent impérativement être épargnés par les combats, dénonçant « une violation flagrante du droit international humanitaire ».
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Auteur: Nations Unies FR

