Série d’été « Homo avant Sapiens » 5/6 – Les archéologues disposent d’un large choix de méthodes de datation. Un répertoire qui leur permet de remonter de plus en plus loin dans le temps avec toujours plus de précision.
Cet article est paru à l’origine dans la revue Carnets de science n° 17
Notre compréhension de l’évolution humaine s’appuie sur les données géochronologiques à notre disposition. Longtemps cantonnées à l’observation des strates géologiques, les méthodes de datation s’appuient en plus aujourd’hui sur des mesures physicochimiques qui ne cessent de s’affiner. En s’affranchissant peu à peu du dogme religieux et des interprétations littérales de la Bible qui indiquaient une création du monde en 4004 avant notre ère, les scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles ont élaboré des méthodes de datation dites « biostratigraphiques » s’appuyant sur l’observation d’indices naturels, géologiques, biologiques ou climatiques, dans la succession des dépôts sédimentaires.
De fait, les fossiles animaux et végétaux, les vestiges archéologiques ou encore les marques laissées par des événements naturels cycliques, comme les cernes de croissance des arbres (dendochronologie), ont permis de disposer de marqueurs chronologiques fiables et, parfois, très précis – notamment ceux fournis par la dendrochronologie. Leur principale limite est toutefois qu’ils ne permettent…
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