Le ministère de la Transition écologique vient d’officialiser par voie de communiqué de presse la création d’un nouveau centre de référence pour la protection des dauphins, au zooparc de Beauval (Loir-et-cher). Ce projet à 25 millions d’euros est présenté comme une réponse concrète à la transition des delphinariums en Europe.
À l’origine, il devait accueillir les douze dauphins du Marineland d’Antibes, dans l’attente de l’ouverture de sanctuaires en pleine mer. Pour des questions de timing, il n’est finalement pas sûr que ces animaux puissent être accueillis… Mais Beauval a indiqué qu’il accueillera avec certitude les onze dauphins du parc animalier Planète sauvage, près de Nantes.
Le projet prévoit la possible reproduction des animaux
Associées depuis l’été à la concertation autour de ce projet, les associations One Voice, C’est assez ! et Tilikum’s Spirit ont annoncé le retrait de leur soutien à ce projet. D’après ce que Beauval leur a dit lors d’une réunion ministérielle le 28 octobre, le projet prévoit la possible reproduction des animaux et ne s’interdit pas de les transférer dans d’autres zoos.
Deux points que confirme Rodolphe Delord, le directeur du zoo de Beauval, au téléphone : « Dans 10 ou 15 ans, les animaux seront vieillissants, et il faudra peut-être faire de la reproduction pour renouveler les groupes sociaux. Je ne vois pas en quoi reproduction constitue une maltraitance animale », se justifie-t-il. En outre, il entrevoit la possibilité d’échanger les animaux avec d’autres zoos européens à condition que les infrastructures et les soins soient du même niveau que celles dont les animaux bénéficieront à Beauval.
Les associations s’estiment dupées
Pour les associations, qui se sont battues contre le projet de delphinarium de Beauval en 2016, ces nouvelles conditions sont inacceptables. « Tous les delphinariums d’Europe sont en train de…
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