Pendant que les médias n’en finissent plus de gonfler à l’hélium une attaque imaginaire sur une DJ pro-Israël, de vraies agressions ont lieu dans l’indifférence générale.
Brest : tir de carabine sur une femme voilée
Le 5 juillet à Brest, un homme tire sur une femme avec une carabine depuis son domicile. La victime se trouvait dans un parc en bas d’un immeuble et l’agresseur, qui était alcoolisé au moment du tir, dit avoir été «dérangé par le bruit». Une enquête est d’abord ouverte pour «tentative d’homicide», avant d’être requalifiée en «violence volontaire», des faits beaucoup moins lourdement punis. Le tireur est vite relâché en attendant son procès en septembre. La presse locale le décrit comme «professionnellement inséré». Circulez, il n’y a rien à voir. Aucun article plus détaillé dans les journaux, aucun écho national.
Or le site Tajmaât, qui enquête sur les violences islamophobes, donne beaucoup plus de précisions. Cette femme, prénommée Saoun, était voilée. Elle se trouvait avec sa famille sur une aire de jeu lorsqu’elle a reçu le tir vers 20h40. Malgré la gravité des faits, elle a été mal prise en charge : les premiers secours ont estimé que la blessure était superficielle et «n’ont pas jugé nécessaire son transfert vers l’hôpital». Son mari l’a emmené au CHU, où il a fallu insister pour qu’un examen médical soit réalisé. Celui-ci a révélé «la présence d’un morceau de plomb logé dans la jambe». De plus, la famille explique qu’elle a dû se rendre elle-même au commissariat afin de déposer plainte. Les policiers n’avaient donc même pas recueilli la parole de la victime et des témoins. On voudrait étouffer une affaire de violence raciste qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Ces faits rappellent beaucoup les tirs de carabine commis par un habitant raciste d’une commune de Haute-Loire, contre des enfants, le 19 avril…
Auteur: B

