Parce qu’on refuse leur projet de société, parce-qu’on fera toujours primer l’entraide, l’égalité réelle, la libre circulation et l’unité. À Dijon, à Lyon, partout où c’est nécessaire : Solidarité !
« Ne paniquez pas, organisez-vous »
Ce slogan qu’on voit fleurir sur les murs, réels ou virtuels, est beau, il paraît rassurant. Il faudrait quand même le nuancer : le contexte actuel marque une nouvelle étape dans la dédiabolisation du fascisme en France. À l’international, il est déjà bien implanté de manière institutionnelle dans plusieurs pays : États-Unis, Israël, Italie, Hongrie etc.
À ce slogan donc nous préférons celui-ci « malgré la peur, organisons-nous ».
En France, la mort d’un militant néofasciste le 14 février à Lyon a été le prétexte à une large politique de diffamation et de discrédit de l’antifascisme. La récupération et l’instrumentalisation ignobles faites par les partis politique, du PS moribond au RN en passant par le gouvernement actuel, scellent une complaisance, voire un soutien assumé et proactif, avec les groupes identitaires et fascistes les plus violents.
Cette légitimité nouvelle concédée au fascisme doit beaucoup à l’alliance avec les tenants du capitalisme : les milliardaires propriétaires des médias de masse et leurs invités politiques ont largement préparé le terrain sur le plan idéologique. On le voit par exemple au traitement médiatique de cet événement.
Or il ne s’agit que d’une nouvelle étape : depuis des décennies déjà les personnes issues des minorités subissent des violences de l’extrême-droite et du fascisme, encouragées parfois par des politiques de différents partis.
Une fois de plus, avec les innombrables « ennemis de l’intérieur », ce sont aussi les forces d’opposition, incarnées par un parti de gauche radicale (LFI) et par l’antifascisme dans toutes ses réalités, qui sont criminalisées.
En effet, la trajectoire de…
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