La forme-Etat autoritaire, les piteuses présidentielles à venir le prouvent, nous domine et ruine la démocratie. Est-ce une fatalité ? Non. Et des anthropologues comme James Scott l’ont montré. Alors, faisons revivre en nous les nomades, les cueilleurs, les pirates, en sollicitant le déjà-là des sociabilités quotidiennes, associatives, et de l’infinité de façons qu’il y a de ne pas être gouvernés.
« Un rapport universitaire pointe une nouvelle année de recul de la démocratie libérale », rapporte dans un article récent Fabien Escalona affirmant, à partir des données du projet V-Dem (Varieties of Democracy), que « en 2020, 68 % de la population mondiale vivait dans des régimes autoritaires, et 34 % dans des pays où le degré d’autoritarisme, tous types de régimes confondus, s’est récemment aggravé » -on est priés par Manu-la-Poigne de ne pas reconnaitre la France dans ce dernier cas de figure, et si vous n’êtes pas contents, allez vivre en dictature.
Ah bah ! On n’est pas bien, là, décontractés des libertés publiques ? Et on manifestera quand on aura envie de manifester –enfin, pas après 18 heures et pas n’importe où, après avoir rempli son attestation, prévenu la préfecture et les renseignement territoriaux, et à condition que les flics n’en décident pas autrement et ne jugent pas plus opportun d’envoyer tout le monde en cellule ou à l’hosto. Et pendant qu’une partie de la « gauche », que j’appellerai plus volontiers le centre-droit, drague les déçus du vallso-macronisme sur le terrain boueux du « c’est-moi-le-plus-Républicain », la droite officielle se pare sans scrupules aucun des apparats d’un néo-pétainisme ma foi du plus bel effet.
Bon. Il est facile, et c’est hélas très répandu, la focalisation du débat « démocratique » sur les égos boursouflés des « présidentialisables » le prouve, de voir une fatalité dans cet autoritarisme imposé d’en…
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