L’automobile a longtemps été au centre des mutations de l’économie capitaliste. Ce secteur a même inventé des modes de management : du fordisme au toyotisme. Sans oublier le controversé Tesla et son dirigeant aussi connu que sujet de critiques. Mais qu’en est-il vraiment ?
Ford, Toyota, Tesla… Derrière ces marques emblématiques se cachent des modèles de gestion et de management enseignés dans les écoles de commerce. Le contexte historique de chaque modèle impose aussi de s’adapter et de se renouveler.
Le fordisme : un premier modèle critiqué
En 1913, Henry Ford propose de lancer la Ford T comme modèle unique de voiture, proposée en une seule couleur : « Le client peut avoir une voiture de la couleur qu’il veut, tant qu’elle est noire ». Il va alors mettre en place un système de travail à la chaîne inspiré des abattoirs de Chicago en proposant que ce ne soit plus l’ouvrier qui se déplace mais la voiture qui vienne à l’employé posté.
Cette idée révolutionnaire, désignée par le terme d’« organisation scientifique du travail » (OST), a permis à l’entreprise un gain sur le temps de production (en passant de 12 heures à 93 minutes) avec un prix plus abordable (de 850 dollars à 260 dollars). Un an après, en 1914, Ford propose d’augmenter les salaires des employés à 5 dollars par jour pour leur permettre d’acheter les voitures qu’ils fabriquent. La Ford T devient alors l’une des voitures les plus vendues dans le monde. Cependant, ce modèle de production, aliénant et déshumanisé, ne tarde pas à subir des critiques, immortalisées par Charlie Chaplin en 1936 dans son film les Temps Modernes.
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Auteur: Norchene Ben Dahmane Mouelhi, Marketing, ESCE International Business School

