En Pologne, il ne s’agissait pas d’un « commandement », mais d’un « enseignement », quant à sa présence en Syrie (novembre 1929 – novembre 1931), elle ne semble pas l’avoir aidé à sortir de l’ornière du mépris de ses supérieurs.
C’est donc le maréchal Pétain qui l’aura aidé à se raccrocher aux branches alors qu’il avait déjà 41 ans. Ce serait le Secrétariat général du Conseil supérieur de la Défense nationale…
C’est-à-dire – et tout simplement – le sommet militaire et gouvernemental de la France républicaine, rien de moins. Merci, monsieur le Maréchal… et à charge de revanche… sans doute.
Pour l’occasion – et pour comprendre la surprise allemande de découvrir en 1934 que, par sa position, l’auteur de Vers l’armée de métier (ouvrage presque immédiatement traduit en allemand à la demande d’Adolf Hitler) ouvrait de très étranges perspectives -, il faut tout de suite dire qu’une présence permanente dans les services de l’organisme en question permettait d’accéder à toutes sortes de secrets d’État…
Voyons cela en suivant le colonel Frédéric Guelton (Directeur des recherches au Service historique de l’Armée de Terre) qui nous a déjà signalé les velléités mercenaires de De Gaulle en Pologne au tout début des années vingt…
« De l’automne de 1931 à l’été de 1937, le commandant puis lieutenant-colonel Charles de Gaulle occupe les postes de rédacteur puis de chef de section au Secrétariat général du Conseil supérieur de la Défense nationale (SG-CSDN). Il est, pendant ces années et « sous quatorze ministères (…), mêlé, sur le plan des études, à toute l’activité politique, technique et administrative, pour tout ce qui concernait la défense du pays ». » (page 1 du document électronique. Les mots soulignés sont de la plume de De Gaulle.)
Les Allemands ne pouvaient rien ignorer du beau monde pour le compte duquel l’officier en question…
Auteur: Michel J. CUNY

