De Gaza à l'Iran, les guerres menées par Washington deviennent un handicap électoral

Un meeting politique en Floride ne devrait pas, en soi, nous en dire long sur l’orientation de la politique étrangère américaine. Mais celui-ci pourrait bien faire exception.

À seulement trois jours de la primaire démocrate en Floride, un établissement de Fort Lauderdale a annulé un événement qu’il devait abriter et auquel devaient participer la députée Rashida Tlaib et les candidats au Congrès Angie Nixon, Elijah Manley et Oliver Larkin. La décision a été prise en réponse aux attaques du représentant démocrate de l’État, Michael Gottlieb, qui avait qualifié ce rassemblement d’événement « antisémite ».

L’établissement a invoqué des raisons de sécurité et les organisateurs se sont rabattus sur un autre endroit.

Reuters a rapporté cette affaire samedi 15 août.

Cet épisode a quelque chose de familier. Les responsables politiques américains qui remettent en question le soutien de Washington à Israël s’entendent dire, depuis des années, que leur position outrepasse les limites de la politique respectable.

Ce qui est moins habituel, c’est que des candidats continuent, malgré tout, de se présenter sur les mêmes positions, que les électeurs les récompensent parfois, et que le débat sur la Palestine commence à fusionner avec une angoisse américaine bien plus ancienne : la crainte d’être entraîné dans une énième guerre au Moyen-Orient.

C’est ce qui rend l’année 2026 différente.

Avec la guerre contre l’Iran, déclenchée fin février par les États-Unis et Israël, il est devenu plus difficile de maintenir une distance confortable entre la politique étrangère et la vie quotidienne des Américains. Près de six mois plus tard, on ne voit toujours pas clairement où ce conflit est censé aboutir. On a en revanche une idée beaucoup plus précise de ce qu’il coûte.

Reuters a rapporté cette semaine que le prix moyen de l’essence aux États-Unis avait grimpé à environ 4,08 dollars le gallon,…

La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: