Ici et ailleurs. Sept jeunes Iraniens ont été condamnés à la peine de mort après les manifestations de janvier. Les récits des familles cherchant leur enfant à la morgue ou dans les hôpitaux de Téhéran n’en finissent plus. La fureur du régime théocratique s’est abattue sur des milliers de personnes encore en attente d’un simulacre de jugement. Au-delà de la Méditerranée et des Alpes, cette répression est un sujet bien secondaire.
Le troisième cycle de négociations entre Téhéran et Washington portant sur l’avenir nucléaire du pays a commencé, jeudi 26 février, dans ce contexte extrêmement tendu. Derrière les portes closes des salons de Genève, la discussion devrait porter « uniquement sur la question nucléaire », selon le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères. Une absurdité que seule la diplomatie peut tolérer et dans laquelle les États-Unis se complaisent.
Selon le Washington Post, les demandes américaines concernent la destruction des trois sites d’enrichissement de Fordo, Natanz et Isfahan, la remise aux mains des Américains de tout l’uranium enrichi produit, ainsi qu’une promesse de « zéro enrichissement » à durée indéterminée. En échange, Téhéran pourrait conserver son réacteur de recherche pour des usages médicaux et obtenir une levée des sanctions « minime et conditionnelle ».
L’après « Midnight Hammer »
Lors d’une conférence de presse, le vice-président JD Vance, désormais chargé de lutter contre « la fraude sociale », s’est timidement exprimé sur l’Iran. Sans vouloir faire de grand effet d’annonce qu’il laisse volontiers au locataire de la Maison-Blanche, Vance affirme que l’Iran chercherait à reconstruire une arme nucléaire et dit en avoir les preuves. Au micro de Fox News, le magnat de l’immobilier et accessoirement envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, Steve Witkoff, a abondé dans ce sens : « Ils sont…
Auteur: William Jean

