De la contre-offensive ouvrière à l'alternative politique de rupture — Georges GASTAUD

Au niveau européen et mondial, les forces de paix doivent tout faire pour arrêter à temps la marche assumée de l’U.E.-O.T.A.N. vers un « conflit global de haute intensité » visant la Fédération de Russie et la Chine populaire et, par-delà ces deux pays, l’ensemble des peuples qui, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, refusent à des degrés divers la très mortifère hégémonie du dollar et de l’U.S. Army sur la planète.

En France, face à un « Macronat » d’autant plus violent qu’il se sait minoritaire et discrédité, une grande partie du peuple travailleur et de la jeunesse lycéenne et universitaire résiste vaillamment sous l’impulsion de son avant-garde ouvrière, les raffineurs, énergéticiens, cheminots, dockers, verriers et autres éboueurs, fer de lance de la grève reconductible et du blocage du profit capitaliste. Face à l’arrogance d’un pouvoir missionné par l’U.E. pour imposer « quoi qu’il en coûte » sa contre-réforme, ou plus exactement, son train de contre-réformes (RSA, immigration, statuts publics…), le monde du travail cherche à tâtons une issue politique révolutionnaire apte à fédérer celles et ceux qui veulent chasser Macron, rompre le verrou européen, refuser la tutelle atlantique et remettre enfin la France sur les rails du progrès social, de la démocratie, de l’indépendance nationale et de la coopération internationale véritable.

Dans ces conditions, comment les militants franchement communistes, comment les syndicalistes de classe, comment les patriotes républicains, comment les militants réellement insoumis à l’U.E. atlantique et supranationale, peuvent-ils aider la classe ouvrière et l’ensemble des forces populaires à passer de la défensive perdante à la contre-offensive victorieuse sur tous les terrains, national et international, social, politique et culturel ?

Marche à la guerre impérialiste mondiale et euro-maccarthysme assumé

Décidément, ils sont loin les temps ensoleillés de la Libération où Charles de Gaulle, le chef de la France libre, se rendait en visite d’Etat à Moscou, en 1944, pour y déclarer : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ». Très loin également l’époque où Maurice Thorez, évoquant la gratitude éternelle due aux peuples soviétiques martyrs par le peuple français, osait déclarer, en pleine guerre froide menaçant de dégénérer en apocalypse nucléaire : « le peuple français ne fera jamais la guerre à l’Union soviétique ! ». La…

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Auteur: Georges GASTAUD Le grand soir

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