Cette série d’articles s’intéresse à la cybernétique ordinaire, celle qui affleure dans notre vocabulaire quotidien. Son Prélude a montré le sérieux cousinage existant entre « management » et « cybernétique », ces deux termes ayant notamment en partage des définitions quasiment équivalentes. Et, c’est bien le monde du travail qui grâce en particulier au management vulgarise les concepts cybernétiques de façon massive, avant qu’ils ne deviennent partie du vocabulaire commun. Avant d’en arriver aux dimensions cybernétiques de termes devenus aussi courants qu’« objectif » ou « projet » par exemple, il semble donc nécessaire d’éclairer ce qu’est le management en lui-même. Le prélude a montré que la « culture qualité », éminemment managériale, a établi une passerelle méthodologique très concrète entre la cybernétique et les pratiques quotidiennes de travail. Ce nouvel article va se pencher sur les dimensions systémiques de la qualité et montrer comment les approches managériales qu’elle a inaugurées sont organisées au niveau mondial et national. Il se conclura là où le management s’aligne sur les approches cybernétiques en tant que telles. L’article à suivre (sous une quinzaine) devrait apporter des réponses à quiconque serait désireux d’en savoir plus sur la cybernétique en elle-même ; en attendant, les personnes pressées de mieux cerner la question peuvent utilement se reporter à : De la cybernétique à l’informatique ubiquitaire.
Inévitable toile de fond : l’économie
Au milieu des années 1970, le productivisme Fordiste dopé par les investissements des trente glorieuses – en particuliers des investissements étatiques en infrastructures, routes et autoroutes par exemple – connaît un essoufflement lié à un double phénomène de surproduction et de sous-consommation. Les capacités industrielles de quelques pays riches étaient suffisantes pour produire…
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Auteur: dev

