Des attaques « inadmissibles ». Emmanuel Macron a dénoncé sur X « les attaques et menaces de mort, anciennes ou récentes, contre plusieurs magistrats », alors que Nathalie Gavarino, la juge qui a prononcé la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison, a fait l’objet de menaces de mort. Le chef de l’Etat demande au ministre de la Justice et au ministre de l’Intérieur « que leurs auteurs soient identifiés pour être très rapidement poursuivis ». Un peu plus tôt, le Syndicat de la magistrature s’était ému du silence « assourdissant » du président de la République alors que l’institution judiciaire concentre depuis trois jours des critiques virulentes sur la condamnation de Nicolas Sarkozy, notamment l’exécution provisoire de sa peine qui devrait entraîner son incarcération prochaine.
« Désigner les juges mais aussi les procureurs comme des ennemis politiques, c’est leur mettre une cible dans le dos. Et avec cette cible, certains se croient tout permis », a notamment alerté sur franceinfo Ludovic Friat, président de l’Union Syndicale des Magistrats, l’organisation majoritaire. Une situation qui rappelle ce qu’il s’est déjà passé en début d’année avec la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité pour détournements de fonds publics, décision dont elle a fait appel. « L’Etat de droit a été totalement violé », avait dénoncé sur…
Auteur: Romain David

