La gestion des risques est devenue de plus en plus complexe. Elle doit mobiliser tout le monde dans l’organisation, tandis que le métier du gestionnaire des risques change en profondeur.
La civilisation industrielle, majoritairement urbaine, a donné naissance à de nouvelles formes de catastrophes. Elle a produit de nouvelles formes de risques notamment technologiques. Parmi les caractéristiques des catastrophes qui peuvent arriver figurent leurs proportions (le plus souvent impressionnantes en raison de l’ampleur des dégâts), les coûts socio-économiques engendrés et l’intensité de leur impact sur la conscience collective.
Quelques exemples ancrés dans les mémoires en témoignent : Usine de Seveso (Italie), terminal pétrolier de Buncefield (Grande-Bretagne), accident nucléaire de Fukushima, Usine AZF de Toulouse (France), Port de Beyrouth (Liban)… les exemples ne manquent pas. La mise en place de politiques publiques adéquates pour y faire face (principe de précaution, outils réglementaires, systèmes d’alerte et de prévention…) est devenue essentielle.
À lire aussi :
Aléas naturels et sociétés, une question de « RISK »
Les méthodes traditionnelles de gestion des risques, dans les organisations publiques ou privées, souvent statiques et mécaniques, ne suffisent plus dans un environnement fondamentalement incertain. Une approche plus dynamique et holistique doit être mobilisée. Une gestion de crise efficace requiert une gestion des risques de qualité.
Plans d’action concrets
Les perceptions individuelles jouent un rôle déterminant dans la gestion des risques car les biais cognitifs et les représentations mentales influencent la façon dont les risques sont évalués. Une approche plus subjective, qui tient compte de ces facteurs humains, doit être intégrée à la réflexion pour une gestion efficace des risques.
L’identification exhaustive des risques n’est pas…
Auteur: Sophie Cros, Professeur des universités en sciences de gestion, spécialiste gestion globale des risques et des crises, Université Le Havre Normandie

