De Londres à Paris : la contagion xénophobe

Le 14 septembre s’est tenue à Londres une manifestation anti-immigration rassemblant plus de 110 000 personnes à l’appel du militant identitaire multicondamné Tommy Robinson. Peut-être faut-il rappeler que cette star de l’extrême droite a influencé l’auteur de l’attentat terroriste de la mosquée de Finsbury Park en 2017, Darren Osborne, qui a fait un mort et douze blessés, alors même que le camp nationaliste accuse la gauche d’être responsable de la mort de Charlie Kirk et de vouloir assassiner les « lanceurs d’alerte » islamophobes.

Cette manifestation intervient dans un contexte plus large de haine envers les exilés au Royaume-Uni.

Le média fasciste Frontières a qualifié ce rassemblement de « manifestation patriote », et l’un de ses journalistes phare, Jordan Florentin, ose même romantiser les appels à la haine sur critères raciaux : « Qu’elles étaient belles les rues de Londres ce samedi, une marée humaine anglophone et plus largement occidentale, comme le début d’une nouvelle ère pour les peuples blancs, trop souvent victimes de racisme et d’un grand remplacement démographique. »

Cette manifestation intervient dans un contexte plus large de haine envers les exilés au Royaume-Uni où le mois d’août a été ponctué de plusieurs rassemblements anti-immigration devant des hôtels utilisés pour héberger les demandeurs d’asile mais également en Australie et au Japon. Nommées « opérations drapeaux », ces manifestations visent à rétablir le patriotisme et à lutter contre les politiques migratoires : autant dire qu’il s’agit d’un camouflage suprémaciste de revendications xénophobes sous couvert de fierté européenne.


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Auteur: Marie Coquille-Chambel

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