Série d’été « Homo avant Sapiens » 4/6 – Comment nos ancêtres lointains pouvaient-ils faire partie de notre famille tout en étant d’une espèce différente ? Éléments de réponses à cet apparent paradoxe avec la paléoanthropologie, la génétique ou encore la philosophie.
Cet article est paru à l’origine dans la revue Carnets de science n° 17
« Je cherche un homme », déclarait l’ancien philosophe grec Diogène de Sinope, errant une lanterne à la main au milieu de la foule athénienne. Quelque 2 500 ans plus tard, la question reste entière : comment définir l’espèce humaine ? Qu’est-ce qui nous distingue des chimpanzés, gorilles et bonobos, tout en nous reliant à des cousins comme les Australopithèques ou les Néandertaliens ?
Un point de vocabulaire pour commencer : dans le système de classification actuel, toutes les espèces humaines appartiennent à la tribu des Hominini (« hominines » en français), par opposition à celle des Panini, qui inclut les chimpanzés. Concrètement, cela signifie que nous partageons des ancêtres communs : des lointains parents qui n’étaient ni des humains modernes ni des chimpanzés actuels, mais une seule et même espèce archaïque souche.
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