Moulage du squelette de Lucy © MNHN - Agnès Iatzoura

De l’os à l’espèce humaine

Série d’été « Homo avant Sapiens » 4/6 – Comment nos ancêtres lointains pouvaient-ils faire partie de notre famille tout en étant d’une espèce différente ? Éléments de réponses à cet apparent paradoxe avec la paléoanthropologie, la génétique ou encore la philosophie.

Cet article est paru à l’origine dans la revue Carnets de science n° 17

« Je cherche un homme », déclarait l’ancien philosophe grec Diogène de Sinope, errant une lanterne à la main au milieu de la foule athénienne. Quelque 2 500 ans plus tard, la question reste entière : comment définir l’espèce humaine ? Qu’est-ce qui nous distingue des chimpanzés, gorilles et bonobos, tout en nous reliant à des cousins comme les Australopithèques ou les Néandertaliens ?

Un point de vocabulaire pour commencer : dans le système de classification actuel, toutes les espèces humaines appartiennent à la tribu des Hominini (« hominines » en français), par opposition à celle des Panini, qui inclut les chimpanzés. Concrètement, cela signifie que nous partageons des ancêtres communs : des lointains parents qui n’étaient ni des humains modernes ni des chimpanzés actuels, mais une seule et même espèce archaïque souche.

Installation de crânes d’espèces d’hominidés fossiles illustrant la phylogénie humaine au Musée d’histoire naturelle de Londres en 2017.

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