Ce texte vient répondre au choix de changement du nom de « pride radicale » en « radicale ».
Il a pour volonté de dire l’importance de la fierté dans nos vies de queers.
Etat des lieux
P. 28 ans, pédé, boit chaque jour par honte de bander pour son collègue.
R. 40 ans, pense régulièrement à en finir avec la vie pour ne plus souffrir des regards et moqueries portés sur son corps de femme trans.
I. 60 ans, n’a jamais su vivre d’amour entre femmes par peur de la biphobie qui pourrait s’abbatre sur elle.
D. 15 ans, se fait cracher dessus dans son collège tous les jours par des bully qui la traitent de garçon manqué.
E. 9 ans, se voit refuser l’usage de ses pronoms non-binaire dans son collège
La honte est une résultante des stigmas portés par les Queers/LGBTQIA+. (Pédocriminalité, hypersexualité, perversion, dangerosité, monstruosité…)
Le placard, les regards insistants, les rires moqueurs, l’indifférence et le rejet qui accompagnent cette honte, tuent.
La pride radicale a toujours eu la volonté d’être un lieu de revendication et de colère face à une Pride (longtemps appelée gaypride) jugée faisant la part belle aux enteprises et institutions en invisibilisant nos réseaux d’entraide et de solidarité (comme en mettant le camion d’Act-Up en fin de cortège et mettant en exergue le cortège des friqués de Airbus), tout en célébrant des types de corps normés cis, blancs, minces et valides.
Que penser de cet effacement de la notion de « pride » lorsque cela s’accompagne de l’absence d’associations et de collectifs d’auto-support qui font un travail d’accueil et de solidarité politique au plus proche des personnes queers/LGBTQIA+/TPBG, et cela souvent bénévolement ou payé au lance pierre, depuis des années.
Où étaient Act-up, Clar-T, Grisélidis, ASQF, EM2T, Evidens, MTT et les autres ?
Pourquoi cet espace de parole donné largement à des groupes qui ne luttent pas sur les questions queers ?
Nous étions plusieurs à…
Auteur: IAATA

