Au début de l’année, l’équipe internationale de scientifiques du projet Refuge-Arctic a quitté Iqaluit, au Nunavut, pour un voyage de recherche de 56 jours dans le Grand Nord. Nous sommes partis à bord du brise-glace CCGS Amundsen avec pour principal objectif d’étudier les hautes latitudes de l’océan Arctique.
Cette partie de l’Arctique joue un rôle clé dans le climat mondial et abrite de nombreux écosystèmes uniques associés à la glace de mer. Notre destination finale était le « dernier refuge de glace », une zone située dans l’extrême nord du Canada et du Groenland.
(U.S. State Department/U.S. Chairmanship of the Arctic Council)
Notre mission à bord d’un brise-glace dans les régions les plus nordiques du dernier refuge de glace nous a permis d’explorer de nombreuses facettes de cette région peu étudiée. Nous nous sommes intéressés en particulier aux propriétés de la glace de mer, aux gradients physiques et chimiques de l’eau de mer, à la répartition de contaminants tels que le mercure et les microplastiques, à la biodiversité et au réseau alimentaire marin.

On prévoit que le dernier refuge de glace sera la dernière zone sur Terre à être recouverte de glace de mer tout au long de l’année. Il abrite la glace de mer la plus épaisse et la plus ancienne de l’Arctique, ainsi que d’immenses glaciers le long de ses côtes. Cependant, cette région est soumise aux multiples contraintes des changements climatiques, à la pollution à longue distance par des…
Auteur: Mathieu Ardyna, Researcher at International Research Laboratory Takuvik, Université Laval

