De plus en plus de jeunes adultes souffrent d’arthrose. Un diagnostic précoce peut éviter les dommages irréversibles

L’arthrose se développe généralement sur des années. Plus la maladie est détectée tôt, mieux on peut prévenir les dommages sur les articulations. (Shutterstock)

Des études montrent que de plus en plus des personnes jeunes et actives reçoivent des diagnostics d’arthrose. J’ai pu constater cette situation de mes propres yeux dans mon entourage. Une de mes amies, passionnée de marathon, a développé une arthrose de stade 2 à l’âge de 35 ans. Plusieurs célébrités, dont Robbie Williams, Tiger Woods et Andy Murray, ont également évoqué publiquement leur expérience avec cette maladie à un âge relativement jeune.

Si l’on considère généralement l’arthrose comme une conséquence inévitable du vieillissement, elle peut nuire à la qualité de vie à tout âge, en transformant des activités quotidiennes telles que marcher, monter des escaliers ou s’entraîner en moments douloureux. Plus de 600 millions de personnes sont atteintes d’arthrose dans le monde, et les facteurs de risque sont variés. On compte parmi eux l’obésité, le vieillissement, les troubles métaboliques, l’inflammation chronique, les antécédents de blessures articulaires et les contraintes mécaniques répétitives.

L’arthrose peut avoir des effets dévastateurs chez les jeunes. La douleur et la raideur peuvent limiter l’activité physique pendant les années où l’on travaille, où l’on prend soin de ses proches et où la vie de famille est exigeante. Elle peut affecter la santé mentale, restreindre les choix de carrière et les possibilités d’activité physique, ce qui augmente le risque de développer d’autres problèmes de santé à long terme. De plus, les jeunes devront gérer leurs symptômes et subir des traitements répétés pendant des décennies.

Douleurs, raideurs, craquements et grincements

L’arthrose se développe quand le cartilage qui protège les articulations se détériore progressivement. Le cartilage agit…

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Auteur: Atiqah Aziz, Senior Research Officer at the Tissue Engineering Unit (TEG), National Orthopaedic Centre of Excellence for Research & Learning (NOCERAL), Department of Orthopaedic Surgery, Faculty of Medicine, University of Malaya

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