« Mais ils sont complètement malades », crie une jeune femme face à un mur de flamme. Vendredi 19 juillet, la marche contre les mégabassines à Migné-Auxances, dans la Vienne – dans le cadre d’une mobilisation de plusieurs jours à l’appel de Bassines Non Merci et des Soulèvements de la Terre –, est rapidement interrompue par un incendie déclenché par les gendarmes. Sous un soleil écrasant, les milliers de manifestants présents ont droit à une belle frayeur, quand trois grenades lacrymogènes calcinent un champ andainé.
« Dépêchez-vous ! Les flammes avancent ! », hurle un homme au visage masqué, alors que le cortège se retrouve bientôt coupé en deux par les flammes. Au-dessus, un hélicoptère de la gendarmerie crache un message équivalent. « Le feu progresse vers vous, rejoignez les zones vertes ! » En retour, les manifestants scandent « ACAB » (1) en levant leurs plus beaux majeurs en direction de l’appareil.
« All cops are bastards ».
La politique de la terre brûlée
Entraînés par une fanfare, les jeunes militants – certains déguisés, d’autres équipés de masques à gaz –, les agriculteurs, familles et syndicalistes présents, se regroupent pour reprendre la marche. Mais au bout de seulement quelques minutes, ébranlés par l’incendie, ils tombent de nouveau nez à nez avec des gendarmes au bout d’un chemin. La décision est rapidement prise : la manifestation est terminée et tout le monde est invité à rentrer dans le calme. « On ne peut pas prendre le risque de continuer, il faut se replier », explique Julien Le Guet, figure emblématique de la lutte contre les mégabassines.
Au même moment, un autre groupe, en vélo, arrive à atteindre des mégabassines. Accompagné·e·s des
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Auteur: Maxime Sirvins

