Le 23 décembre, François Bayrou annonçait la composition de son gouvernement. La surprise n’est pas venue d’éventuels « poids lourds » de la gauche ou la droite d’avant. Ou de nouveaux ministres nommés pour impulser une autre politique, comme on aurait au moins pu l’espérer, alors que c’est le Nouveau Front populaire qui est en arrivé en tête des élections législatives du 7 juillet dernier.
Non la surprise est venue du fait que pour former son gouvernement, François Bayrou aura été obligé d’aller chercher les ministres les plus inconnus ou rejetés des gouvernements Attal, Borne, Phillipe et…Valls, allant jusqu’à demander à l’ancien Premier ministre de François Hollande d’intégrer l’exécutif.
Mais alors que certains s’étonnent du rejet viscéral dont le nouveau ministre des Outre-Mer fait l’objet, il apparaît utile de se demander de quoi Manuel Valls est-il le nom ?
En rupture avec l’universalisme et l’européisme
Pour une très large part de la jeunesse et de la gauche d’aujourd’hui, Manuel Valls est d’abord le nom du « double standard ». Double standard, en matière de droits humains d’abord. Manuel Valls aura par exemple été le ministre de l’Intérieur qui considère que certaines populations, en l’occurrence celles d’origines Roms, ne pouvaient, par essence, s’intégrer en France.
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Stigmatisant leurs « modes de vies extrêmement différents des nôtres » et invoquant des « raisons culturelles », il estimait en effet que « la place des familles Roms ne pouvait être qu’en Roumanie ou Bulgarie », rompant ainsi avec l’universalisme et l’européisme dont il ne cesse pourtant de se réclamer.
Il défend une…
Auteur: Aurélien Taché

