En 2012, le banquier d’affaires Emmanuel Macron aide le suisse Nestlé de racheter à l’américain Pfizer sa branche nutrition pour bébés. Ce deal record de 9 milliards d’euros est le deuxième plus gros réalisé par la banque d’affaires Rothschild. Selon ses déclarations de revenus déposées après avoir été nommé à l’Elysée, répétées quand il sera ministre puis élu Président, le fringuant associé-gérant n’aurait pas touché un centime pour ce coup de maître. Un expert de l’évasion fiscale Christian Savestre a passé trois années à éplucher les comptes et les documents internes de la banque pour arriver à la conclusion que le scénario co écrit par Rothschild et Macron n’est ni crédible, ni possible. Appuyé par Attac, il a retrouvé les rétributions pour le deal entre les deux multinationales et il apporte un éclairage inédit sur les gains fantômes du président de la République : l’acquisition de la branche nutrition a rapporté entre 65 et 80 millions d’euros à Rothschild. En récompense, la rémunération de l’intermédiaire Macron a oscillé entre 3 à 4 millions. Notre enquête.
Notre site est accessible à tous
Tous nos articles sont donc lisibles, sans abonnement. Blast a choisi ce modèle pour que toutes les personnes qui n’en ont pas les moyens puissent s’informer.
Vous pouvez faire un don à partir de 1€, et vous abonner à partir de 5€.
C’est grâce à vous que nous pouvons rester indépendants et accessible à toutes et tous.
Merci !
Crédits photo/illustration en haut de page : Blast, le souffle de l’info
Auteur: Blast

