Alors que la mobilisation lycéenne s’étend à travers la France, Laurent Nuñez déploie CRS et gendarmes mobiles au nom du « rétablissement de l’ordre républicain ». Une nouvelle séquence qui vient s’ajouter à une longue série de controverses autour du ministre de l’Intérieur, de sa doctrine du maintien de l’ordre et de son refus persistant de parler de violences policières systémiques.
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À l’origine, des lycéens qui réclament notamment des professeurs, des établissements scolaires qui ne tombent pas en ruines, et des conditions décentes d’enseignement. Face à cela : des milliers d’interpellations (près de 2 000 rien que sur la journée du 2 octobre), des adolescents grièvement blessés et des CRS et gendarmes mobiles déployés en masse devant les établissements. Face à ce qu’il qualifie d’« aggravation de la situation », Laurent Nuñez appelle désormais au « rétablissement de l’ordre républicain ».
Cette nouvelle séquence intervient au moment où une autre actualité avait remis sous les projecteurs le rapport du ministre aux forces de l’ordre et à leurs violences : la plainte qu’il avait initiée contre l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré vient d’être classée sans suite. Une plainte née, précisément, d’une chronique consacrée aux violences commises par des membres de la police et de la gendarmerie.
Des lycéens réclament le droit d’étudier dignement, Nuñez envoie les CRS
Fin septembre, ce sont cette fois des lycéens qui se retrouvent confrontés à la doctrine de maintien de l’ordre du ministre. Le 29 septembre, alors que 338 établissements sont concernés par les blocages, Laurent Nuñez assimile déjà les mobilisations à des « violences urbaines » et annonce 164 interpellations.
La mobilisation prend ensuite rapidement de l’ampleur. Le 1er octobre, selon le ministère de…
Auteur: Elena Meilune
