Sur le court Suzanne-Lenglen, sous les yeux de dix mille spectateurs suspendus à chacun de ses coups, le jeune Sarcellois de 17 ans a remporté jeudi 28 mai un match de cinq sets face au paraguayen Adolfo Daniel Vallejo, à l’issue d’un super tie-break conclu 10 à 8. Après la rencontre, il a lancé au public en guise de remerciement : « Je pense que physiquement, vous êtes encore plus morts que moi à force de crier. » Ce samedi 30 mai 2026, il affrontera le Chilien Alejandro Tabilo pour une place en huitièmes de finale.
Un record de précocité
En s’imposant face à Zachary Svajda à l’Open de Miami, le Français est devenu le plus jeune joueur à remporter un match en Masters 1000 depuis Rafael Nadal en 2003 à Hambourg, et le 4e plus jeune de l’histoire.
À Roland-Garros, le parallèle s’est prolongé. En atteignant le 3e tour Porte d’Auteuil, Moïse Kouamé a fait mieux que Novak Djokovic, qui avait dû attendre d’avoir 18 ans et 29 jours, mieux aussi qu’Andy Murray (18 ans et 36 jours). Seul Nadal, à Wimbledon 2003, avec 17 ans et 20 jours, a fait mieux. Il faut remonter à Thierry Tulasne à l’US Open en 1980, soit 46 ans plus tôt, pour retrouver une telle précocité chez un jeune Français.
Un bond de 600 places en cinq mois
En janvier 2026, Moïse Kouamé pointait à la 833e place mondiale. Loin des premières places mais tout de même plus jeune joueur du top 1 000 ATP. À Miami en mars, il est devenu le premier joueur né en 2009 ou après à remporter un match sur le circuit professionnel. Après deux tours passés à Roland-Garros, il est désormais 214e mondial, soit un bond de 600 places en cinq mois. Une victoire ce samedi au 3e tour samedi le propulserait dans le top 160.
Une progression qui rappelle celle enregistrée l’an dernier à Roland-Garros par Loïs Boisson. La jeune française avait ébloui la France en atteignant la demi-finale, gagnant au passage 241…
Auteur: Margaux Acosta

