Il est né sans bras, victime des conséquences de quatre décennies d’explosions nucléaires sur le site d’essais de Semipalatinsk, dans son Kazakhstan natal.
Lundi, l’artiste et militant antinucléaire Karipbek Kuyukov a traversé les couloirs du siège de l’ONU à New York aux côtés de diplomates, de scientifiques, de jeunes militants et d’autres survivants. Dans ses mains, il ne portait pas seulement le souvenir de son pays, il portait un message qu’il répète depuis des décennies : plus jamais.
M. Kuyukov, qui peint en tenant son pinceau entre ses lèvres ou avec ses orteils, participait à une marche symbolique organisée avant une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale consacrée à la Journée internationale contre les essais nucléaires.
Le cortège, organisé dans le cadre de la campagne #StepUp4Disarmament (S’engager en faveur du désarmement), s’est achevé devant une grande photographie exposée dans le bâtiment de l’Assemblée générale, montrant des personnes réclamant la fermeture du site de Semipalatinsk.
« Je voudrais raconter notre histoire, celle du Kazakhstan », a déclaré M. Kuyukov à ONU Info.
Participants à une marche symbolique pour marquer la Journée internationale d’action contre les essais nucléaires.
Une génération marquée par les radiations
Entre 1949 et 1989, 456 essais nucléaires ont été réalisés sur le site de Semipalatinsk. Des centaines de milliers de personnes vivant dans les environs ont été exposées aux radiations, avec des conséquences sanitaires qui, selon les témoignages des survivants, se sont prolongées au fil des générations.
« Mes parents ont été les témoins directs de ces essais. Et c’est pour cette raison que je suis né sans bras. »
M. Kuyukov avait 20 ans lorsque le poète kazakh Olzhas Suleimenov a lancé le mouvement antinucléaire…
Auteur: Nations Unies FR
