De Toulouse à Castres, l'A69 symbolise l'affrontement de deux mondes

Tarn et Haute-Garonne, reportage

« L’A69 est clairement un projet d’extrême droite », déclare Gilles Garric, membre de La Voie est libre. À Castres, le 19 juin, des militants du collectif d’opposants à l’autoroute A69 sont venus dans la petite salle du tiers lieu Le vingt-deux pour la réunion publique du candidat Julien Lassalle, investi par le Nouveau Front populaire (NFP) sur la troisième circonscription du Tarn. Ce projet d’autoroute dont les travaux ont débuté en mars 2023 cristallise les débats et résume à lui seul l’affrontement de deux modèles de société.

« On s’est toujours défendus d’être partisans et d’être affiliés à un mouvement politique », précise le militant. Force est de constater que « le Nouveau Front populaire souhaite un moratoire sur ce type de projet, et c’est ce qu’on demande depuis des années. L’A69 est anti-écologique en artificialisant plus de 365 hectares de terres et antisociale puisqu’elle s’adresse seulement aux plus aisés, et ça, ce sont des valeurs portées par l’extrême droite aujourd’hui », résume-t-il à Reporterre.

Signé par l’ensemble des partis de gauche, le programme du Nouveau Front populaire porte en effet la tenue d’un « moratoire sur les grands projets d’infrastructures autoroutières » en cas de victoire aux élections législatives du 7 juillet.

« Petit-fils d’immigré, je sais ce que le fascisme représente »

Julien Lassalle, candidat du NFP dans cette circonscription qui regroupe presque tout le tracé de l’autoroute, porte ce sujet à bras-le-corps sans pour autant en faire une priorité de sa campagne. « Il y a de nombreux autres sujets importants à avancer notamment le combat contre l’extrême droite, et en tant que petit-fils d’immigré espagnol, je sais ce que le fascisme représente », raconte le candidat insoumis lors de la réunion publique. Un moratoire « permettrait d’apaiser les polémiques, de…

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Auteur: Justin Carrette