De Twitter à X : un an après, les suprémacistes blancs sont-ils de retour ?

Le 28 octobre 2022, un jour seulement après avoir fait l’acquisition de Twitter, Elon Musk publie un message qui résume à lui seul sa vision pour le futur de la compagnie : « L’oiseau est libéré ».

Le bleu symbolique, partagé par les premiers réseaux sociaux, cède rapidement sa place au X noir du dark web lorsque la X Corp., filiale de X Holdings Corp. et détenue par Elon Musk, prend le contrôle de Twitter. Dans la foulée, le milliardaire annonce la restauration de 62 000 comptes préalablement suspendus, y compris, ce qui fera les gros titres, de celui de Donald Trump.



De fait, le magnat de la technologie énonce clairement son dessein : métamorphoser Twitter en une plate-forme où la liberté de parole se rapprocherait de l’absolu. Il se place ainsi en rupture radicale avec les dispositifs de modération encouragés par le Congrès états-unien pour tenter de contenir les discours haineux et de contrer l’épidémie de désinformation.

Cette nouvelle orientation engendre des réactions polarisées aux États-Unis. Certains craignent une montée de l’extrémisme, en particulier des mouvements suprémacistes, en raison de la possibilité de voir se propager et normaliser des contenus à caractère raciste et antisémite. Parallèlement, de nombreuses voix s’élèvent sur Twitter pour réclamer le rétablissement des comptes de leaders nationalistes blancs qui aspirent à retrouver leur place sur la plate-forme, appels manifestés par des interpellations directes faites à Musk.

Un peu plus d’un an plus tard, alors que, à l’occasion de l’anniversaire de son rachat, Musk a retweeté son message initial en l’agrémentant du mot « Freedom », quelle est la situation effective des comptes nationalistes blancs sur le réseau social, et quelles sont les implications prévisibles pour l’évolution de l’extrémisme dans le discours public ?

La suspension persistante des leaders nationalistes blancs

Les…

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Auteur: Sarah Rodriguez-Louette, Doctorante à l’Université Sorbonne Nouvelle, membre de la Chaire Unesco « Savoir Devenir à l’ère du développement numérique durable»., Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3