Dans le premier numéro de De Vaisselle, on s’était demandé ce qui rend caduc pas mal des certitudes sur lesquelles était fondée l’intervention politique « autonome » de la période 2000-2020. Ce deuxième numéro part d’une question moins frontale, en essayant de déplier ce qu’il y a derrière le retour en force de l’idée de « polarisation » dans le discours public. Dans un premier temps (la réflexion s’étalera sur plusieurs épisodes), on va renverser la proposition : s’il y a « retour » de la polarisation, c’est qu’elle aurait disparu des radars jusqu’ici. On cherchera donc à comprendre ce qui a bien pu permettre, jusqu’à récemment, de faire comme si le monde n’était pas lézardé de conflits.
Sommaire :
01:51 Résumé de l’épisode précédent
04:02 La « polarisation » remplace la « fin de l’Histoire » dans le discours dominant et le sens commun
06:53 Définition : la polarisation, c’est l’ordonnancement du monde selon des lignes de conflits structurants – quelques repères chronologiques en musique
12:05 Comment est-ce possible de penser la politique sans la notion de polarisation ? Petit détour historique sur les traces du concept d’intérêt général, et autres astuces pour rêver d’un monde sans conflits structurants.
24:55 Pause musicale : Sainte-Soline Blues
30:40 Qu’est-ce qui a rendu possible le récit dominant de l’absence de polarisation au cours de la période dite de « fin de l’Histoire » ?
32:20 1er hypothèse : la suprématie de la force – digression sur le débordement du maintien de l’ordre – comparaison historique avec les luttes décoloniales
38:08 2e hypothèse : la domination économique – comparaison historique avec la lutte des classes
40:47 3e hypothèse : un état de fait où les moyens même de penser contre l’ordre dominant font défaut – hégémonie…
Auteur: dev
