Selon tous les indicateurs, la vice-présidente Kamala Harris a battu l’ex-président Donald Trump à plate couture lors de leur premier affrontement présidentiel sur la scène de Philadelphie.
C’est pourtant Kamala Harris qui, des deux, partait avec la plus grosse côte à remonter. Elle devait se présenter au public américain dans un nouveau rôle et se différencier du bilan du président Joe Biden tout en le défendant. Il lui fallait également cadrer l’enjeu électoral et refaire le procès de son adversaire.
L’ex-procureure a atteint tous ces objectifs à divers degrés, concluant son argumentaire sur un ton optimiste en invitant les Américains à enfin tourner la page sur les turpitudes des années Trump.
Saisir l’initiative
D’entrée de jeu, Kamala Harris s’est clairement révélée bien préparée, avec un plan et un arsenal de points clés.
Traversant la scène avec assurance, elle est d’abord allée joyeusement se présenter à son adversaire en lui tendant la main. Le ton était donné pour une soirée où la candidate a souvent pris l’initiative.
AP Photo/Alex Brandon)
Puis, elle a procédé à la mise en boîte systématique et tout à fait remarquable du candidat Trump, ce qu’il avait très rarement vécu en public.
Encore et encore, Kamala Harris a lancé des piques, poussant un Donald Trump souvent hésitant à se défendre avec des exagérations et des affirmations ridicules. Ainsi, lorsqu’elle l’a raillé sur la taille des foules qu’il attire, celui-ci a répondu en vantant ses « rassemblements les plus incroyables de l’histoire politique ». Cette repartie prévisible a entraîné une débâcle rhétorique dont il ne s’est jamais relevé.
Viré par 81 millions d’Américains
L’une des répliques les plus cinglantes de la…
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Auteur: Stewart Prest, Lecturer, Political Science, University of British Columbia

