Sur le papier, on pourrait se dire “chouette, un débat entièrement dédié à l’écologie pour l’élection présidentielle 2027”. On pourrait se dire que même sur une chaine comme BFMTV, avide de “moments tv” et d’images chocs pour les réseaux sociaux, il y aurait pu avoir une vraie contradiction aux propos mensongers et/ou climatosceptiques des candidat(e)s.
Après 5 canicules, une sécheresse historique et un traitement médiatique en dessous de tout, ce débat allait-il être enfin “le déclic” tant attendu ? Sans surprise, c’est non, pour toutes les raisons déjà évoquées dans cet article sur Bon Pote. Non, il ne suffit pas d’une “bonne grosse canicule”, même avec environ 10000 morts depuis le début d’année de la chaleur, pour que cela change quoi que ce soit.
Le cadre du débat d’abord. Nous insistons chez Bon Pote depuis plusieurs années déjà sur l’importance des questions. La qualité d’une interview ou d’un débat dépend de l’invité(e), mais aussi des questions posées. C’est en sens que nous avons plusieurs fois proposé 20 questions à poser au gouvernement, qui seraient ici parfaitement utiles dans le cadre d’un débat pour la présidentielle.
François Gemenne, le “science washing” comme caution scientifique
Pour le débat, Maxime Switek est accompagné de quatre experts, François Pitrel et Marc Hay, tous les deux journalistes chez BFM, Antoine Poincaré et François Gemenne, politologue et chercheur, auteur dans le groupe 2 du dernier rapport du GIEC. Il apparait comme caution scientifique lors de ce débat, lui qui enchaine les conférences, les plateaux tv, et les partenariats rémunérés. Il est notamment accusé de science washing, faisant par exemple de la pub pour “améliorer le confort pour tous, tout en préservant la planète”‘ pour un groupe du CAC40 à Dubaï, mais aussi en Chine, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis… un partenariat…
Auteur: Thomas Wagner
