Atlanta (États-Unis), correspondance
Pendant une heure et demie, les candidats sont revenus ce mardi sur l’immigration, l’économie ou la santé. Kamala Harris a su se montrer de taille, et a poussé Donald Trump sur la défensive. Le climat, lui, a occupé seulement quelques minutes des discussions. Les candidats n’avaient qu’une minute pour répondre à la question : « Que feriez-vous pour lutter contre le changement climatique ? » Kamala Harris a vanté la politique de Joe Biden, notamment avec sa loi Inflation Reduction Act (qui prévoit de réduire de 40% les émissions de carbone d’ici 2040), et son développement des énergies vertes. Elle s’est également targuée de l’augmentation de la production de pétrole américain, pour réduire la dépendance des importations.
Donald Trump n’a proposé aucune mesure pour l’environnement — le républicain a tout de même concédé qu’il est « un grand fan du solaire », référence aux énergies solaires — tout en attaquant à maintes reprises son adversaire. Il l’a accusée de vouloir interdire le « fracking » (fracturation hydraulique), une technique d’extraction de gaz naturel. Kamala Harris a répété qu’elle ne l’interdirait pas (lors de sa campagne pour les primaires du Parti démocrate en 2019 pour l’élection présidentielle, elle avait affirmé vouloir mettre fin à cette pratique). Un des journalistes a demandé à Kamala Harris, si sur ce sujet, ses « valeurs » avaient changé.
L’absence de place donnée au changement climatique lors de ce débat est à l’image de la campagne. « Je pense que les stratèges politiques démocrates voient un risque potentiel à parler de ce sujet. Ils craignent que les indépendants, ou les républicains modérés, qui pourraient voter pour Kamala Harris, soient réticents à cause de ses ambitions climatiques », estime Edward Maibach, professeur et directeur du George Mason University Center for Climate…
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Auteur: Edward Maille

