Décès du fondateur d'Acrimed, Henri Maler

Nous venons d’apprendre avec une immense tristesse le décès de notre ami, camarade, fondateur et principal animateur d’Acrimed, Henri Maler.

Bien qu’il ait été en retrait de l’association depuis une dizaine d’années, il restait très attentif à toutes ses activités. Alors qu’Acrimed apparaît aujourd’hui comme une association installée dans le paysage de la critique des médias, il ne faut pas oublier la somme de travail qu’il lui a fallu pour la faire exister, à une époque où la critique des médias était loin d’être aussi évidente et répandue qu’aujourd’hui.

C’est qu’Henri avait la question médiatique chevillée au corps. À ses yeux, le droit à l’information, le pluralisme, la réappropriation démocratique des médias n’étaient pas des slogans sans chair : militant de l’émancipation, il était intimement convaincu de leur nécessité dans et pour « un autre monde », comme de leur puissance politique, en particulier dans des moments de lutte et de mobilisation.

Henri a toujours cherché à actualiser notre critique des médias, à affiner les propositions de transformation, à comprendre le champ journalistique et ses évolutions. Il s’agissait de ne jamais penser les grands médias comme un objet figé ; ni le journalisme en dehors des conditions sociales et matérielles dans lesquelles il se pratique. Aussi est-il resté attentif aux productions des sciences sociales, dont il a toujours cherché à diffuser les résultats en rédigeant nombre de notes de lecture et de recensions pour le site d’Acrimed.

Henri n’a pas seulement contribué à penser, construire et pratiquer, avec d’autres, une critique radicale des médias. Il a aussi consacré une énergie débordante à faire vivre concrètement cette idée : réunir des militantes et militants, solliciter des rédacteurs et rédactrices, susciter des collaborations, organiser des rencontres, rédiger (et corriger)…

La suite est à lire sur: www.acrimed.org
Auteur: Acrimed