Les députés ont voté en faveur de la réduction des ambitions, compromettant la lutte contre les emballages superflus. Certaines cibles de réutilisation ont été révisées à la baisse, accompagnées de dérogations étendues, sapant ainsi l’efficacité des objectifs et envoyant un signal négatif au secteur émergent de la réutilisation et aux précurseurs de l’économie circulaire.
Ces choix renforcent injustement les fausses affirmations, l’alarmisme et le lobbying intense des industries les plus irresponsables, sapant ainsi toute volonté cruciale de lutter contre la prolifération des déchets. Alors que la commission de l’environnement, censée être la principale défenseuse de notre planète, avait déjà édulcoré les ambitions de la proposition en octobre, la plénière a aujourd’hui asséné le coup de grâce aux mesures essentielles nécessaires pour affronter la crise des déchets d’emballages.
Bien que le soutien aux emballages recyclables puisse stimuler les niveaux de recyclage, cela n’adresse pas le problème fondamental de la surproduction de déchets. Les députés ont également supprimé des dispositions limitant l’utilisation d’emballages à usage unique dans les grands restaurants, ainsi que l’emballage non nécessaire des fruits et légumes.
Cependant, une lueur d’espoir réside dans les objectifs globaux fixés pour les États membres, visant à réduire les déchets d’emballages de 5 % d’ici 2030 et de 15 % d’ici 2040. De plus, le Parlement a introduit une interdiction attendue depuis longtemps sur l’utilisation de substances hautement toxiques et persistantes, telles que les PFAS et le BPA, dans les emballages alimentaires.
Maintenant, la balle est dans le camp des États membres du Conseil, appelés à adopter un mandat ambitieux pour la réutilisation et la prévention des déchets d’emballages. Le règlement devrait entrer en trilogues au début de 2024, avec une fenêtre limitée…
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Auteur: La Relève et La Peste

