L’obligation pour les entreprises de contribuer à la gestion des déchets d’emballages professionnels, prévue pour le 1er juillet 2026, va connaître un report, a indiqué vendredi le ministère de la Transition écologique.
Ce report « s’impose » notamment car « l’ensemble des contributeurs à la filière n’a pas encore été pleinement identifié », en raison de la « publication tardive », en juin 2026, des instructions de la Commission européenne, a indiqué le cabinet du ministre délégué à la Transition éocologique, Mathieu Lefèvre.
Les emballages professionnels sont utilisés par les entreprises à destination d’autres entreprises, comme dans la restauration. Parmi ces emballages que le consommateur ne voit pas ou peu : palettes de bois, fûts, bidons ou gros conditionnements pour contenir la nourriture pour la restauration ou des produits chimiques et des produits d’entretien pour l’industrie.
Un gisement colossal à recycler
La mise en place d’une Responsabilité élargie du producteur (REP) pour ces emballages, pourrait être un levier important de progression du recyclage en France. Le gisement de déchets qu’ils représentent pour les recycleurs est potentiellement colossal, « huit millions de tonnes d’emballages » par an, à comparer aux cinq millions de tonnes d’emballages ménagers mis en marché chaque année, selon Citeo Pro, l’un des éco-organismes agréés pour financer la collecte, le recyclage ou le réemploi de ces emballages à partir des éco-contributions financières reversées par les industriels.
Les taux de recyclage des différents matériaux sont très variables: ainsi, le carton et le bois ont déjà dépassé les objectifs fixés à l’horizon 2030, soit respectivement 80 et 30% d’emballages recyclés. Le recyclage de l’acier (51% d’emballages recyclés avec une cible de 80% en 2030), de l’aluminium (35% pour une cible de 60%) ou
Auteur: La Croix (avec AFP)

