Cet article est dédié à la mémoire d’Arlette Maussan, responsable du Collectif Bois Noirs, disparue le 6 novembre 2025. Avec une détermination sans faille, Arlette n’a cessé d’œuvrer à la reconnaissance des impacts écologiques autour du site minier des Bois Noirs.
Le massif des Bois Noirs, ses forêts, ses déchets radioactifs
« Les Bois-Noirs méritent leur nom, puisqu’ils sont tout de sapinière jusqu’à leurs cimes. Et les sentiers y donnent le sentiment de partir vers on ne sait quels arcanes aux replis du massif ». C’est ainsi qu’Henri Pourrat décrivait l’un des plus anciens massifs forestiers d’Europe, le massif des Bois Noirs. Prolongement septentrional des monts du Forez, aux confins des départements de l’Allier, de la Loire et du Puy-de-Dôme, le massif, qui abrite nombre de sources, ruisseaux et tourbières, est un lieu apprécié pour la randonnée et le VTT. Dominant la plaine de Roanne, d’après l’office de tourisme local, « c’est assurément le spot nature numéro 1 du Roannais ! ».
Avec 1 287 mètres d’altitude, le Puy de Montoncel, sommet des Bois Noirs, fait partie du parc naturel régional Livradois-Forez… mais seulement sur son versant sud. Si le versant nord n’a pas été intégré au parc, c’est probablement du fait de la présence d’un ancien site d’extraction d’uranium à son pied, sur la commune de Saint-Priest-La-Prugne.
L’uranium, métal radioactif naturel, est utilisé par la France comme combustible dans ses centrales électronucléaires. Pour un an de fonctionnement du parc actuel, 7000 tonnes d’uranium sont nécessaires1. 7 000 tonnes, c’est ce qui a été extrait au total du site des Bois Noirs entre 1955 et 1980 par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) puis la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema)2.
45 ans…
Auteur: Le Média

