Au bout de neuf jours complètement fous, totalement hors normes dans la vie politique française de la Ve République, le gouvernement Lecornu II est en passe de sauver sa tête. A l’issue de la déclaration de politique générale (DPG) du premier ministre, le Parti socialiste ne va pas censurer le gouvernement. C’est le président du groupe PS de l’Assemblée, Boris Vallaud, qui à la tribune, a clairement laissé la porte ouverte à une non-censure… mais sans formellement le dire. Mais la teneur du discours ne fait pas de doute. Exit donc la menace de déposer leur propre motion de censure. Ils ne voteront pas non plus, évidemment, la motion de censure déposée par LFI.
« Nous faisons un pari, un pari risqué », reconnaît Boris Vallaud
Dans son discours, le député des Landes a salué « la suspension de la réforme des retraites (annoncée par le premier ministre, ndlr), la voici enfin ». « Nous prenons cette suspension comme une victoire », lance le patron des députés PS, qui veut « faire le pari de donner un budget à la République, un budget juste, qui protège les plus fragiles et vise les plus fortunés ».
« Nous vous avons écoutés. Et vous avez parlé de faire contribuer les hauts patrimoines et les grandes entreprises. […] C’est heureux, mais c’est bien trop peu », continue Boris Vallaud. « Nous sommes vigilants à ce que vos mots se traduisent en acte », prévient-il. Dénonçant un budget « insupportable », tel qu’il a…
Auteur: François Vignal

