Monsieur le Président,
Depuis fin décembre, le monde entier observe les États-Unis intensifier encore les tensions et attiser l’hystérie autour de l’Iran, annonçant que « l’aide est déjà en route ». De plus, dans ses déclarations officielles, Washington n’a même pas essayé de dissimuler les véritables raisons pour lesquelles il est si « préoccupé » par la situation politique intérieure du pays, tout en menaçant l’Iran de nouvelles frappes.
La réunion d’aujourd’hui, convoquée par nos collègues américains, n’est rien d’autre qu’une nouvelle tentative de justifier une agression flagrante et une ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain. Et si les autorités iraniennes ne « reprennent pas leurs esprits » – comme l’a dit Washington – alors les États-Unis résoudront le problème iranien à leur manière préférée, à savoir par des frappes visant à renverser le régime indésirable.
Pour donner de la crédibilité et une justification à leurs actions, ils ont invité les intervenants d’aujourd’hui, qui vivent aux États-Unis depuis une vingtaine d’années et promeuvent un programme anti-iranien dans l’intérêt de Washington. Ces soi-disant intervenants ne peuvent pas parler au nom du peuple iranien. Nous rejetons fermement toute tentative des États-Unis de gaspiller le temps précieux des membres du Conseil en nous faisant écouter des rapports qui ne visent qu’à servir les positions de ceux qui ont convoqué cette réunion et n’ont rien à voir avec les questions de paix et de sécurité internationales. En général, ce qui se passe actuellement n’est rien d’autre qu’un embarras et une farce, un spectacle de mauvaise qualité indigne des membres du Conseil.
Pourtant, nous notons que les autorités de Téhéran ont déclaré leur engagement envers leurs obligations internationales, y compris le respect des droits de l’homme et la garantie des conditions pour…
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