Ce qui est fou avec la période actuelle, quand on est une antifa acharnée comme moi depuis vingt ans, c’est de voir se déployer ce contre quoi on lutte depuis autant d’années… et dans le plus grand des calmes. D’en voir l’avènement officiel, mais de ne PAS conséquemment assister à l’embrasement révolutionnaire du monde, tout en ne cédant pas NON PLUS à la tentation arrogante d’hurler : ON VOUS AVAIT PRÉVENU·ES… ! Que tous les signes avant-coureurs étaient bien en place, qu’on est 467 à avoir étudié l’histoire et à avoir rabâché qu’elle n’était qu’une boucle sans fin, et que it was literally just a matter of time avant qu’elle ne se répète…
Bref, vous avez capté : on est dans le fascisme. Et j’vous jure que c’est pas parce qu’on savait que ça allait arriver, que le fascisme allait revenir, que ce n’est pas fucking disturbing de le prendre en pleine gueule. Sans vouloir être trop drama, j’me dis que c’est sans doute ça, l’effet de la mort ?! Tu passes ta vie à l’anticiper et, quand elle arrive, tu te dis : ET BAH VOILÀ, C’EST LÀ, et à la fois tu flippes ta race ?! Ben j’ressens exactement la même chose avec le fascisme mondial rampant, ses mains bien serrées de la Palestine occupée au Congo, ses pieds bien ancrés dans le cœur de l’impérialisme, et ses apparitions aux mille visages dans notre cher pays, la France – de Vincent Bolloré à Alice Cordier.
P.-S. : Y’a une version sous stéroïdes de tout ça qui existe dans un livre (voir ci-contre), allez checker dans vos meilleures librairies gauchistes.
Et l’image est graphique parce que le fascisme, c’est pas métaphorique. Comme la décolonisation, mes p’tits babtous qui aimez trop n’y penser qu’en termes…
Auteur: Habibitch

