Découvrez le plaisir de cultiver votre propre thé

Ce camélia botanique de 3 m de haut sur 1 m de large, à la végétation dense et compacte, s’épanouit en simples et mignonnes mini-fleurs blanches, parfumées, maquillées d’un cœur d’étamines jaunes, de novembre à février. Bien installé, avec les conditions de climat idéales, il peut vivre de nombreuses décennies. Le théier est un camélia, cousin de ceux qui ornent nos jardins. Un aparté, car on se perd souvent dans l’orthographe : camélia ou Camellia ? Le premier est le nom vernaculaire (qui prend un s au pluriel) et le second, le nom latin.

D’origine chinoise, connu depuis l’antiquité, le thé est la boisson la plus bue au monde après l’eau. Mais quand a commencé cette coutume ? Si l’on en croit cette légende – elle est trop jolie pour être fausse – il y a fort longtemps : en 2737 avant J.-C., l’empereur Chen Nug, ou Shennong, suivant les écrits, régnait sur la Chine ancienne.

Un jour, il s’assit sous un arbre, fatigué, à l’ombre d’un buisson à feuillage persistant. On lui apporta un bol d’eau bouillante pour qu’il se remette. Quelques feuilles du Camellia sinensis sous lequel il se reposait tombèrent dans l’eau chaude. L’eau se teinta et donna une boisson amère mais riche en arômes. Cette infusion lui rendit son tonus et lui fit un bien fou. Et voilà comment on découvrit le thé et ses vertus thérapeutiques.

Les tendres et jeunes feuilles, pour un thé de qualité

À l’extrémité des branches se trouve un bourgeon recouvert d’un duvet blanchâtre, le pekoe, qui signifie en chinois « duvet blanc ». C’est une jeune pousse, encore enroulée. C’est la plus recherchée, celle qui donne le meilleur thé.

Jeunes pousses dans une plantation de Camellia sinensis.


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