« Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

 Si la journée nationale de mobilisation du 17 octobre contre la vie chère a connu des manifestations pacifiques, elle a aussi fait l’objet de violences d’ampleur, qui mettent sous pression le gouvernement, critiqué pour sa stratégie de maintien de l’ordre. Selon le ministre du commerce, « au moins 3 000 commerces » ont été touchés par des dégradations ou des pillages ce week-end.  

Ce matin, le ministre de l’Intérieur s’est estimé « responsable de tout ce qu’il se passe » et a admis « un manque d’anticipation » dans la gestion des forces de l’ordre qui étaient en sous-effectif. Pourtant, l’appel à une forte mobilisation le 17 octobre circulait sur les réseaux sociaux depuis plus d’un mois et s’est cristallisé à travers les mobilisations des lycéens qui occupaient les rues depuis près de 3 semaines.  

L’allocution d’Emmanuel Macron « proche du vide sidéral » 

L’opposition a largement critiqué le manque de maintien de l’ordre du gouvernement ce samedi qui apparaît « totalement dépassé », selon le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau. Très attendue, au lendemain des scènes de violences, l’allocution filmée du chef de l’État a duré une dizaine de minutes. Le temps pour lui de promettre notamment la fermeté face aux casseurs « qui doivent payer », « la transparence » sur le schéma de maintien de l’ordre et d’annoncer que le Premier ministre…

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Auteur: Chiara Carbonnet