Défendre Cuba et exiger la levée du blocus énergétique et de l'embargo étatsuniens

1. Le 29 janvier 2026, en violation des principes du droit international et de l’esprit de la Charte des Nations unies, le président Donald Trump décréta un blocus énergétique contre Cuba et avertit qu’il sanctionnera de tarifs douaniers prohibitifs tout pays qui enfreindrait ce diktat. Depuis lors, l’approvisionnement en hydrocarbures de l’île est bloqué par les forces armées étasuniennes. Le prétexte invoqué est que Cuba – petit pays du Sud avec peu de ressources naturelles et sous embargo économique depuis bientôt sept décennies –, constituerait une « menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis – l’hégémonie du système mondial capitaliste. L’administration étasunienne avait préalablement inscrit Cuba sur la liste des « États soutenant le terrorisme » et, de surcroît, le 20 mai 2026, l’US Department of Justice lança un mandat d’arrêt contre l’ancien président Raúl Castro, âgé de 95 ans, pour « meurtres de citoyens étasuniens » – deux accusations calomnieuses que dément catégoriquement La Havane, qui dénonce au contraire les récurrentes attaques terroristes sponsorisées par les États-Unis sur l’île. En plaçant Cuba au « rang 1 » (avec l’Iran, la Russie ou la Chine) du Cadre des Priorités du Renseignement national (National Intelligence Priorities Framework) et en renforçant la « cellule opérationnelle secrète Cuba » de la CIA, D. Trump laisse planer un risque de guerre militaire ; risque d’autant plus crédible que l’US Navy occupe toujours illégalement la base de Guantánamo que Washington refuse de restituer et dont la prison est célèbre pour être une authentique zone de non-droit. De ce fait, Cuba se trouve obligée de mobiliser une part significative de ses ressources, pourtant considérablement réduites, afin de préparer sa défense – et ce dans des conditions très asymétriques.

2. Ce blocus étasunien vise à infliger…

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Auteur: Rémy HERRERA