Défendre les libertés associatives : appel à contributions

Quelques informations sur la répression administrative des associations, quelques pistes pour la combattre.

Depuis quelques années, la répression institutionnelle du milieu associatif n’a cessé de progresser, avec une accélération notable à partir de l’application de la loi sur le Contrat d’Engagement Républicain, devenu le prétexte pour à peu près tout. Plusieurs initiatives collectives invitent à intervenir pour dénoncer cette situation.

Coupes de subventions, retrait d’agréments et des postes associés, poursuites pénales, mise à l’écart et stigmatisation sont employés largement par les préfectures et toutes les structures qui décident de les suivre dans leur chasse paranoïaque aux sorcières de la subversion citoyenne.
Certains cas ont eu un peu plus d’échos que d’autres : comme à l’automne 2022 lorsque la préfecture du Poitou a voulu demander à Alternatiba la restitution des subventions que lui avaient attribuées la mairie de Poitiers et la communauté d’agglo, car il semblait scandaleux au représentant de l’État que cette association citoyenne ait organisé des ateliers de « désobéissance civile ».
Ce n’est pourtant là que la face émergée de l’iceberg, et les cas se comptent en réalités par centaines. Un « Observatoire des Libertés Associatives » a même été créé en 2019 pour documenter ces faits. Son site internet (voir le lien en bas de page) recense déjà près de 150 fiches qui attestent de la réalité de cette répression sourde. À la clé, c’est souvent tout un tissu social qui est stigmatisé, des emplois supprimés, une vitalité des territoires et des quartiers abîmée.
En Limousin, où cette répression est intense (voir les articles de Jérôme Hourdeaux dans Mediapart le 10 décembre 2024), plusieurs associations animant des médias indépendants (en particulier le journal IPNS, la chaîne TéléMillevaches et le journal la Trousse Corrézienne) ont décidé de…

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