Défense du littoral contre le capital !
Le projet se compose comme suit : un complexe de trois bâtiments, répartis sur 9 898 m² (juste sous la limite des 10 000 m² les obligeant à réaliser une étude d’impact…) pour un coût de cession du terrain de 53€ le m² (autant dire rien du tout !). Le premier bâtiment fait 150m de long et 15m de haut (3 niveaux + rooftop et ouvrages techniques), et occupe 4 hectares de terrain jusqu’alors agricole. Il accueillera un hôtel 4 étoiles de 130 chambres, 2 restaurants, des espaces de réception, trois piscines d’eau de mer chauffée. Le second bâtiment, au bord de la route et au point haut du terrain, accueillera 10 logements pour le personnel. Enfin, le dernier bâtiment bâti sur pilotis et appelé « Folie » serait construit au-dessus du bassin de rétention des eaux pluviales.
Un projet mortifère
Dans un monde où le dérèglement climatique devient plus tangible chaque jour, comment un tel projet pourrait-il voir le jour ? L’absence totale d’études d’impacts réalisées sur le site pourtant situé dans une zone concernée par la Loi Littoral et comprenant plusieurs zones sensibles (dune, zone humide, plage) est un nouvel aveu des pouvoirs publics. On parle de 30 000 litres d’eau potable pompée par jour, chauffée puis rejetée dans la mer, sans compter les eaux usées des 260 résidents par jour prévus en haute saison. La consommation énergétique en résultant est alarmante : il faut remonter l’eau sur 900 mètres, puis la chauffer, en ajoutant à cela tous les autres besoins du complexe. On parle de 2 700 à 3000 tonnes de CO² produits, que les lorientais·es devront compenser pour tenir les objectifs de GES du territoire. Kerguelen est l’une des dernières plages presque entièrement naturelles dont peuvent profiter les lorientais, un site naturel exceptionnel qu’il est nécessaire de préserver !
Un agenda politique qui suit son cours
Relais Thalasso, bénéficiaire du…
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